Traduire ou perdre pied

CE QU’ EN DIT L’ AUTRICE
À mon sens, on ne traduit pas hors sol. On traduit avec toute son histoire, individuelle et collective, avec tout ce qui nous a précédé et tout ce qui nous entoure.
J’ ai essayé de montrer mon cheminement vers la traduction, pour faire comprendre ce qui habite mon travail, ce qui lui donne du sens à mes yeux, ainsi qu’ un horizon. Et la façon dont il s’ inscrit dans un rapport aux autres qui est bien plus vaste que le simple désir de donner à lire un texte.
Je souhaitais aussi montrer que le travail de la traduction littéraire est tissé de doutes, d’ interrogations qui resteront toujours sans réponse – et c’ est tant mieux. Qu’ il n’ y a pas de savoir, juste une exploration, une expérimentation sans cesse renouvelées, un matériau qui ne cesse de se dérober. Et c’ est justement pour cette raison que l’ on peut travailler, inventer, et avancer.

Genre
Collection

Corinna Gepner

Corinna Gepner a exercé diverses fonctions avant de devenir traductrice littéraire. Germaniste, elle a traduit, entre autres, Stefan Zweig, Klaus Mann, Erich Kästner, Michael Ende, Heinrich Steinfest, Katharina Hagena, Vea Kaiser, Christian Kracht. Elle a animé sur Fréquence protestante, pendant une dizaine d’ années, une émission de radio consacrée aux littératures germanophones traduites. Elle est actuellement présidente de l’Association des traducteurs littéraires de France.

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