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La sentinelle
Un fil rouge
Sous la forme d’un puzzle narratif, Un fil rouge, premier roman de Sara Rosenberg, raconte l’histoire de Julia Berenstein, jeune femme engagée dans l’action révolutionnaire en Argentine, dans les années soixante dix.
Putain d'indépendance !
Putain d’indépendance !, c’est l’aspiration d’un homme et d’un pays qui veulent enfin devenir eux-mêmes, c’est-à-dire autre. Un homme qui grandit en même temps que son pays, en proie aux mêmes rêves, dans une errance commune.
En 1962, le F.L.N. accède au pouvoir et proclame l’indépendance dans une liesse populaire qui ne résistera pas aux lendemains incertains. « Les pays coloniaux conquièrent leur indépendance, là est l’épopée. L’indépendance conquise, ici commence la tragédie. » (Aimé Césaire)
Témoignage incisif, Putain d’indépendance ! est le récit implacable d’une révolution confisquée. L’humour avec lequel l’auteur brosse, dans des scènes tragi-comiques, la vie d’un « algérien indépendant », ajoute à la qualité d’une écriture qui se révèle avec ce premier roman.
Ces vies-là
Direction d'ouvrage Marielle Leroy
« Elle aurait voulu que nous n’assistions pas à son inquiétante apathie, au présage sans remède d’un final de dévastation. Qui s’accompagne, et elle n’échappait pas à la règle, d’une ineffable vocation pour la cruauté. Le terrain des détails domestiques constitue le champ de bataille où s’affrontaient ses forces à elle et celles des autres. À elle.
Elle, c’est ma mère, elle était en train de mourir depuis qu’un an auparavant elle avait fait une chute dans les escaliers et commencé à mourir de peur. Juste de peur. La tumeur allait venir plus tard, comme viendraient plus tard les papiers qui parlaient de la condamnation de mon père à une peine de prison, dont je n’ aurais jamais soupçonné l’existence. »
Une mémoire familiale qui exhume une mémoire collective, et c’est toute l’histoire récente de l’Espagne qui refait surface à travers Ces vies-là.
Ca nous apprendra à naître dans le Nord
Les tribulations de deux auteures au caractère bien trempé, aux prises avec une commande d’écriture à quatre mains sur un quartier à l’histoire ouvrière en berne.
On s’amuse des rendez-vous ritualisés qu’elles se fixent dans tous les cafés du coin pour y faire le point sur l’avancée de leurs investigations. Un comique de situation largement exploité dans leurs échanges à bâtons rompus autour d’une histoire en train de s’écrire, de personnages en mal de dramaturgie, ou encore de conflits d’égo…
Les difficultés de l’exercice de la commande sont traitées au fil de dialogues doux amers vivifiants qui nous invitent dans l’envers du décor. Si la fiction s’inscrit ici dans une forme de réalité, c’est bien elle qui l’emporte, au final.
El Ferrocarril de Santa Fives
Préface de Jacques Jouet
1888 – El Ferrocarril de Santa Fives, ou le voyage de Manuel Mauraens pour Santa Fe au départ de Lille.
Manuel Mauraens, ouvrier promu contremaître, s’ apprête à gagner l’ Argentine. Il y supervisera les travaux du chemin de fer ralliant Santa Fe à Tucumán. On le suit à l’ affût des auteurs de son temps, des comptes-rendus industriels, de la presse, des articles encyclopédiques, de tout ce qui annonce la nouveauté de demain. Le récit alterne épisodes en France et visions d’ une Argentine promise, celle où l’ on a redécouvert cent vingt ans plus tard une station ferroviaire baptisée Fives-Lille.
Du bulgom et des hommes
Amandine Dhée raconte une série d’histoires urbaines dans lesquelles, par des soliloques auxquels on se prend à partie, elle décortique avec humour des situations absurdes auxquelles sont confrontés la plupart des citadins d’une grande ville.
D'azur et d'acier
« Un écrivain quitte son bureau, son village. Il prend le T.E.R. à la gare d’Isbergues, une ex-cité métallurgique. Il pose sa valise à Fives, l’ex-cité des locomotives. Il va y vivre trois mois, l’hiver 2009-2010.
Un hiver passé à la recherche d’une histoire dont les briques ont gardé la mémoire, le vacarme de la fabrique , la cadence des machines, le potin des locomotives qui sortaient de l’usine et traversaient la mer pour rejoindre le Far West ou l’Argentine.
Capenoules !
"Capenoules !, c’est con mais c’est comme ça, c’est un manifeste de l’amitié, de la fraternité, de la liberté." Extrait de la préface de Yolande Moreau.
Gens du Huit mai
« J’ai tourné. Il n’y avait plus rien. Juste une lande de macadam. »








