Direction d'ouvrage Marielle Leroy


« Elle aurait voulu que nous n’assistions pas à son inquiétante apathie, au présage sans remède d’un final de dévastation. Qui s’accompagne, et elle n’échappait pas à la règle, d’une ineffable vocation pour la cruauté. Le terrain des détails domestiques constitue le champ de bataille où s’affrontaient ses forces à elle et celles des autres. À elle.
Elle, c’est ma mère, elle était en train de mourir depuis qu’un an auparavant elle avait fait une chute dans les escaliers et commencé à mourir de peur. Juste de peur. La tumeur allait venir plus tard, comme viendraient plus tard les papiers qui parlaient de la condamnation de mon père à une peine de prison, dont je n’ aurais jamais soupçonné l’existence. »

Une mémoire familiale qui exhume une mémoire collective, et c’est toute l’histoire récente de l’Espagne qui refait surface à travers Ces vies-là.

 

Responsable du forum de debates à l’université de Valencia, poète reconnu autant que journaliste attendu, c’est surtout comme romancier qu’Alfons Cervera s’est fait un nom. La critique espagnole considère son cycle romanesque comme l’un des plus achevés du paysage littéraire consacré à la mémoire des vaincus.

Ciselée, parfois acerbe, toujours concise, la langue d’Alfons Cervera a trouvé en Georges Tyras son plus fidèle traducteur. Après Maquis, paru en 2010 aux éditions La Fosse aux ours, Ces vies-là est le deuxième ouvrage traduit de cet auteur.

 

Esas Vidas a été retenu en sélection finale du Premio de Narrativa española en 2010 et a reçu le Premio Náufrago en 2011.

 

Collection

Alfons Cervera

Alfons Cervera est journaliste, universitaire responsable du Fórum de debates à l’université de Valencia, mais surtout écrivain, de langue castillane. Poète reconnu autant que journaliste attendu – ses chroniques de presse modèlent l’opinion – c’est surtout comme romancier qu’ il s’est fait un nom, avec une première série de textes publiés à partir de 1984 et, en particulier : son cycle romanesque que la critique espagnole tient pour les plus achevés du paysage littéraire consacré à la mémoire des vaincus.

Georges Tyras (traducteur)

Georges Tyras est enseignant chercheur, professeur de langue et littérature espagnoles contemporaines, directeur d’étude du Master Langues et cultures étrangères, et chercheur au Centre d’études et de recherches hispanistes de l’université Stendhal (CERHIUS - ILCEA) de Grenoble.

Sur internet

 

Critique du livre par Nikola Delescluse sur radio Campus

Alfons Cervera à la librairie Le Bateau livre de Lille, le 30 novembre 2011
à écouter en intégral sur le site de Libfly ici
ainsi qu'à Citéphilo le 21 novembre dernier, à écouter ici
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Revue de presse

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