mafia

Cosa Nostra

Direction d'ouvrage Anna Rizzello


On meurt généralement parce qu’on est seul, ou parce qu’on est entré dans un jeu trop grand. On meurt souvent parce qu’on ne dispose pas des alliances nécessaires, ou parce qu’on est privé de soutien. En Sicile, la mafia frappe les serviteurs de l'État que l'État ne parvient pas à protéger. 

Giovanni Falcone

Publié pour la première fois en 1991 et rapidement épuisé, cet entretien unique du juge Giovanni Falcone paraît quelques mois avant qu’il ne soit assassiné le 23 mai 1992. Témoignage exceptionnel de ce héros discret de l’Italie contemporaine, l’entretien constitue son testament spirituel.
Une réédition essentielle car Falcone fut le premier à déchiffrer les modes de fonctionnement, les valeurs, les finalités et les codes de langage de Cosa Nostra. Une remarquable et magistrale leçon de sémantique mafieuse : « La mafia système de pouvoir, articulation du pouvoir, métaphore du pouvoir, et pathologie du pouvoir. La mafia système économique, depuis toujours insérée dans les activités illicites particulièrement fructueuses et susceptibles d’une exploitation méthodique. La mafia qui devient État dans les terres où l’État est tragiquement absent. La mafia qui, dans ce monde-là, apparaît comme un modèle plein d’avenir…»

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Giovanni Falcone

Giovanni Falcone est né à Palerme (Sicile) en 1939. Il s’engage,
en 1979, dans le pool anti-mafia de Palerme et travaille sous la
direction de Rocco Chinnici. Au côtés de son ami, le juge Paolo
Borsellino, il ouvre en 1986 le premier « maxi-procès » contre la mafia
dont l’issue formalisera pour la première fois en Italie « l’existence
de l’association de malfaiteurs de type mafieux ». À partir de ce
moment, Giovanni Falcone devient un héros en Italie, mais aussi l’ennemi
numéro 1 de Cosa Nostra. Le 23 mai 1992, Giovanni Falcone,
son épouse et ses gardes du corps sont tués dans l’explosion de leur
voiture sur l’autoroute menant à l’aéroport de Palerme.

Le Dernier des juges

photo de couverture Letizia Battaglia

Roberto Scarpinato est « le dernier des juges », dernier survivant de la génération des juges Falcone et Borsellino, brutalement assassinés par la mafia en 1992. Il est l’un des procureurs du procès Andreotti, et a instruit les plus importants procès menés contre la mafia et ses liens au sein du monde politique et institutionnel. Sous protection policière depuis plus de vingt ans, mémoire historique de la justice anti-mafia, Roberto Scarpinato balaie de ses réflexions les lieux communs sur la justice, le pouvoir et la religion. À travers le prisme d’une vie que la violence mafieuse a irrémédiablement bouleversée, il nous livre un entretien inédit, porté par une voix aussi vigoureuse qu’inspirée.

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