Biloba

Un billet du 29 septembre sur le blog Biloba - poésie et environs :

Un ami qui me connaît bien, m'a envoyé récemment ce petit livre jaune dont voici les références : Jacques Josse : Marco Pantani a débranché la prise, éditions La contre allée.

On se souvient sans doute de ce coureur cycliste italien, intenable en haute montagne, mais trop souvent victime de chutes gravissimes et parfois limite quand il tutoie les sommets hématocrites...

Un petit rafraîchissement par ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Marco_Pantani.

Jacques Josse a écrit là un livre exemplaire qui retrace le parcours chaotique du champion italien, une vie d'étoile filante, aussi brève que celle d'un Jésus : des hauts très hauts et des bas très bas, jusqu'aux enfers de la tragédie finale... Un découpage subtil et documenté (98 "chapitres"), une écriture nerveuse, tout en phrases sèches, ultracourtes, à l'image des attaques fulgurantes du "pirate"... Si bien que le lecteur a l'excitante impression de faire le voyage "sur le porte-bagages" de Pantani !... Et ça secoue dur, croyez-moi : sûr que vous allez vous mettre dans le rouge dans l'Alpe d'Huez et serrer les fesses dans les descentes des cols !... En plus d'être un grimpeur hors pair, le Marco est, en effet, un chien fou, un casse-cou de première, un trompe-la-mort, si l'on peut dire ainsi...

Plus de dix ans après sa disparition, Marco Pantani demeure pour les tifosi un personnage sacré, une icône absolument intouchable. Pour d'autres, c'est un sujet sulfureux, à prendre avec des pincettes, et dont le nom revient périodiquement sur le devant de la scène, plus pour des affaires de dopage et de drogue que pour des compétitions cyclistes. Un des mérites du livre de Jacques Josse, c'est de s'en tenir aux faits avérés, sans l'accabler ni le disculper, pour relater le douloureux cheminement d'un athlète atypique, secret, assez malhabile dans sa communication, mais toujours capable, même après un passage "au fond du trou", de trouver la force de "rebondir" et de susciter l'étonnement, voire de forcer l'admiration...

 

Lire l'article sur le blog ici