Blog Polarmaniaque

Chronique publiée sur le blog Polarmaniaque en 2019

Ce n'est pas un polar (quoique...), ce n'est pas un thriller ( quoiqu'on n'y frissonne sérieux), ce n'est pas un roman noir (quoique la couleur dominante...). C'est un court opus de 146 pages, un récit de découverte et de tentative d'apprivoisement d'une terre rude, aride, dure aux hommes mais... riche, très riche d'un minerai très convoité, le fer, et de la ville, Kiruna, qui s'est constituée autour ! C'est un voyage extrême vers cette plus grande mine au monde et de ces hommes qui l'exploitent, la travaillent, en vivent et en dépendent excluvivement ! C'est de la sociologie brute, de l'ethnologie nature. Extrait: "Ou comment l'existence d'une mine a suscité des migrations et sédimenté une culture, stimulé les sciences et la technique, aménagé un territoire, mobilisé le droit, l'économie, l'urbanisme, créé une sociabilité, engendré un langage. Dès lors, la mine s'érige en lieu politique.". Kiruna, c'est un pélerinage vers les confins, géographiques, de vous-mêmes, migratoires, anti-écologiques (les bâtiments de la ville se fissurent, on déménage les populations jusqu'à la prochaine échéance mais la voracité de l'Homme est ainsi faite qu'elle est inextinguible!). Un sacré "petit" ouvrage nous emmenant vers un lieu difficilement accessible mais pourtant emblématique quelque part d'un capitalisme dévoreur de ressources et d'espaces! Un grand merci à l'auteur que j'aprrécie particulièrement et d'avoir osé ce voyage!

La chronique est également accessible ici!

Pour aller plus loin