Bonnes feuilles et mauvaise herbe

Mon Avis : Un phrasé court, fiévreux. Entre poésie et exercice de style .

Rétrospectivement, la couverture dit déjà beaucoup de chose. Elle situe la géographie espérée, au nord, toujours plus au nord. Elle dit le chemin accidenté qui monte vers le bout du monde. Elle dit en fin et surtout la faille qui traverse celle qui nous raconte son périple, sa fuite.

Un voyage troublant, vénéneux, à l’écriture sur le fil sans cesse en déséquilibre, poétique et charnelle.

Nathalie Yot explore la perte des repères avec audace et une douceur enivrante.

La maternité, l’un des sujets centraux du livre, est poussée à son paroxysme, jusqu’au tabou. La morale se dissous jusqu’à l’amoralité (je n’ai pas dit immoralité ). A propos de la morale, Léo Ferré, un autre poète, disait : « l’emmerdant avec la moral, c’est que c’est toujours celle des autres. ». L’auteure percute la notre, aux limites du monde, aux limites de l’acceptable, basculant sa narratrice dans une folie rédemptrice vierge de toute convenance.

Une histoire troublante qui exige de la personne qui lit un pas de côté, un léger déplacement de regard.

Un livre pour les amoureux de belle littérature.


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