Eireann Yvon

Un article du blog de littérature d'irlande, de Bretagne et d'ailleurs...

Victoires et défaites du « Pirate » de la route.

Le Tour 2015 est mort. Vive le Tour. Les flonflons de la fête se sont tus, les maillots rangés au fond des armoires et les noms des vainqueurs oubliés pour la plupart ! Maillot vert, maillot à pois, maillot blanc ne resteront pas dans la mémoire collective, seul le nom du maillot jaune, celui du grand vainqueur est pour un temps encore familier ! Mais une ombre tenace plane désormais sur cet évènement planétaire, et nous n’y avons pas échappé cette année : le dopage ! 

Jacques Josse nous raconte ici l’histoire d’un champion hors-normes, certainement l’un des plus grands grimpeurs du Tour, l’italien Pantani. Ses démarrages furent aussi fulgurants que sa carrière marquée, hélas, par de nombreuses et très graves chutes. Mais aussi par des périodes de suspensions pour dopage dont il fut blanchi bien après, le privant par exemple d’une victoire quasi assurée dans le Giro de 1999 !

Sa descente aux enfers commença ce jour-là.

4 juin 1994, Marco Pantani fête sa première victoire sur le Giro (Tour d’Italie).

4 février 2004, Marco Pantani est découvert sans vie dans un hôtel de

Rimini. 

Mais entre ces deux dates, une des plus belles carrières de coureur cycliste va s’écrire ! Avec des victoires dans le Tour de France et dans celui d’Italie ! Une des plus douloureuses aussi ! 

Je vous parle d’un temps où les coureurs cyclistes ne ressemblaient pas à des espèces de robots casqués et affublés de lunettes noires plus grandes les unes que les autres. Je comprends pourtant les mesures de sécurité prises à la mort de Fabio Casartelli.

Pantani avait un bandana sur la tête, parfois une barbiche teinte en blond, bref un personnage marqué par la malchance, comme des chutes provoquées par un chauffard ou une autre collective qui se termina pour lui à l’hôpital, chute causée par un … chat sauvage ! Ou alors cette collision avec une Jeep dans une descente de Milan-Turin en octobre 1995.

Un champion très attachant que l’auteur nous décrit en homme fragile plein de panache dans sa carrière de coureur mais qui connut, hélas, une mort tragique (œdème cérébral et pulmonaire) d’un homme accro à la cocaïne dans une chambre d’hôtel ! Il avait 34 ans et un mois !

Par ce livre, Jacques nous fait rajeunir de plusieurs années et cela fait du bien. Je ne suis pas naïf, mais malgré tous les bruits qui courent (parfois plus vite que les coureurs), j’aime le spectacle de cette grand-messe du vélo qui fait encore vibrer des millions de gens sur la route ou devant leurs écrans de télévision.

Il me semble que Pantani a subi les foudres des autorités du cyclisme qui ont fait preuve d’une beaucoup plus grande mansuétude à l’égard de Lance Armstrong par exemple !

 

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