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Un billet sur le blog de Mélanie, libraire passionnée à la fnac :


La Contre Allée : éditeur contemporain ambitieux

« Délaissant les grands axes, j’ai pris la contre-allée » chantait Alain Bashung dans Aucun Express. C’est à partir de ces vers que s’est construite la ligne éditoriale de La Contre Allée, une maison qui propose une grande variété de livres, tous ayant cependant un dénominateur commun : ils éclairent le monde d’une façon nouvelle.

 

Aucun express

À l’opposé des multiples livres d’actualité vite lus (et parfois vite oubliés), La Contre Allée fait l’éloge de la patience et du recul. Une approche intellectuelle qui explique la grande originalité d’un catalogue également ouvert sur le monde, avec pourtant, au commencement, un ancrage local : le premier livre de l’éditeur, en 2008, fut le carnet urbain À chacun sa place, autour du quartier de Lille Fives, bastion de la maison.

 

Au pavillon des lauriers

Divisé entre romans (collections "La Sentinelle" et "Fictions d’Europe"), essais en sciences humaines et sociales (collection "Singulier Pluriel"), et formes littéraires alternatives (collection "Les Périphéries"), le catalogue de La Contre Allée inclut quelques beaux succès éditoriaux (à l’échelle d’une maison indépendante). Le genre « erotico-épistolaire » avec Pas dans le cul aujourd’hui de Jana Cerna, le conte politique avec Des Lions comme des danseuses d’Arno Bertina, le roman historique d’atmosphère avec Le Ravin de Nivaria Tejera ou la « fiction philologique » avec Tombeau de Pamela Sauvage de Fanny Chiarello : loin du prêt-à-penser et des étiquettes, l’éditeur valorise des auteurs et des textes profondément libres, tant sur le fond que dans le style.

 

Malaxe

C’est désormais le mélange qui fait le sel de La Contre Allée, même si au fur et à mesure des parutions, la ligne éditoriale se maintient. Tant dans le domaine français qu’étranger, dans les textes réédités comme dans les nouveautés, Benoît Verhille et son équipe multiplient les choix courageux. Sur ces derniers mois, Témoin de Sophie G. Lucas, Elisée, avant les ruisseaux et les montages de Thomas Giraud ou Venise est lagune de Roberto Ferrucci sont autant de moments de littérature dans lesquels les grands axes sont effectivement délaissés au profit de voies, singulières mais toujours pertinentes. 

 

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