Lekti-ecriture

Un articler du Préfet maritime, daté du 28 juin 2016 :

Jeune Espagnol inspiré par Borges et l'Oulipo, Pablo Martin Sánchez s'adonne à la fiction courte à tendance paradoxale, décalée, cruelle et même parfois drôlatique. On ne citera pas Robert Bolaño saisi à la dérobée au moment où il sort des toilettes (il est surtout question de son ami Roberto Fresán qui a éclipsé "le prétendu talent de Vila-Matas"), Rofolfo aux doigts de crayons ou le grand-père momifié incapable de sourire.

Emballant quand il prend à son propre jeu la mort en tee-shirt et tort le cou aux récits prévisibles, Pablo Martin Sánchez montre tout de même lorsqu'il décortique un bécot ou qu'il allonge le récit en notes de bas de page que les formalismes oulipiens ou néo-oulipiens ont une nette tendance à contenir moins de fiction et moins de plaisir qu'une simple bonne imagination bien débridée. Et de l'imagination, il en a apparemment à revendre. On attend donc la suite et confirmation de ce premier essai de frottements.

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