2018 : L'imaginaire des langues

Résidence D'un pays l'autre


Avec D'un Pays l'Autre, la Contre Allée prolonge son travail sur la traduction, initié l'année dernière avec le premier cycle d'événements qui a eu lieu en octobre 2015.
Alors même que le traducteur œuvre à la réception d'une littérature étrangère en faisant entrer dans notre espace culturel des œuvres venues d'ailleurs, il demeure un travailleur de l'ombre souvent méconnu du public. Son rôle dans l'échange culturel est pourtant fondamental : il rend possible la rencontre avec la parole d'un autre absent, tout en se portant garant du respect et de l'intégrité de cette parole.
Les résidences visent à favoriser la rencontre entre  les lecteurs que nous sommes, professionnels du livre, enseignants ou étudiants, grand public, et ces professionnels qui se trouvent être eux aussi des lecteurs, certes privilégiés, d'une œuvre ou d'un auteur, avant d'être des ré-écrivains.

Description

 

"Aujourd'hui, même quand un écrivain ne connait aucune autre langue, il tient compte, qu'il le sache ou non, de l'existence de ces langues autour de lui dans son processus d'écriture. On ne peut plus écrire une langue de manière monolingue. On est obligé de tenir compte des imaginaires des langues." 

Edouard Glissant, L'imaginaire des langues, entretiens avec Lise Gauvin (Gallimard, 2010)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

photoTRADUCTRICE ASSOCIEE : Noomi B. Grüsig 

Noomi B. Grüsig est traductrice, autrice, chercheuse indépendante et barmaid. Formée sur le terrain militant féministe et LGBT, elle a traduit en français des textes de référence (bell hooks, Julia Serano, Minnie Bruce Pratt, etc.) ainsi que de nombreux articles militants et communautaires. Depuis plusieurs années, elle publie régulièrement des articles féministes dans des revues, des brochures et des blogs. Au printemps 2017, elle a créé la maison d'édition associative Hystériques & Associées afin de contribuer à la trop rare diffusion en français de textes féministes, lesbiens et/ou trans historiques et de permettre à des autrices marginalisées de publier leur travaux.

 

 

Bibliographie : 
De la marge au centre, bell hooks, éditions Cambourakis, 2017 
Manifeste d'une femme trans et autres textes, Julia Serano, éditions Tahin party, 2014

 

CYCLE DE RENCONTRES ET ATELIERS AUTOUR DES QUESTIONS DE LANGUE, DU GENRE, DU FEMINISME, DE LA TRADUCTION


Avec l'Université de Lille et
Corinne Oster (laboratoire Cecille), Maîtresse de conférence en traduction et traductologie



Workshop de traduction - "Approche méthodologique des traductions politisées" Université de Lille

Le vendredi 23 février à l'Université de Lille : workshop autour de la traduction politisée avec Noomi B Grüsig avec les étudiant.e.s de l'Ecole Doctorale de Lille SHS et Master. Entrée réservée aux étudiant.e.s.

 

 

Intervention de Noomi B. Grüsig à l'IUT Métiers du Livre de Tourcoing

 

Intervention de Noomi B Grüsig le mardi 3 avril de 14h à 18h dans le cadre du cours «Événement littéraire » : préparation avec les étudiant.e.s d'une rencontre avec Noomi B.Grüsig autour de sa traduction de bell hooks De la marge au centre, aux éditions Cambourakis.

 

 

 

 

 

Traductions militantes et enjeux queers & féministes - En partenariat avec le centre LGBTQIF de Lille et Les Flamands Roses - "J'en suis, j'y reste" au 19 Rue de Condé, Lille

Le mercredi 4 avril à 20h : rencontre avec Noomi B Grüsig

Les idées et les mots circulent à travers les gens qui militent, qui s’inspirent de réflexions nouvelles et qui les relaient. C’est pourquoi il faut trouver des façons de traduire ces concepts de manière à respecter les contextes dans lesquels ils sont employés. Quelles sont les perspectives de traduction et d’édition qui permettent de faire ce travail d’adaptation particulier en respectant et en nourrissant les enjeux des luttes locales ?
Les Flamands Roses accueillent Noomi B. Grüsig pour partager ces réflexions à partir de quatre textes sur lesquels elle a travaillé : Manifeste d’une femme trans de Julia Serano, De la marge au centre, Théorie féministe de bell hooks, Le quiz du genre de Minnie Bruce Pratt, en enfin Stone Butch Blues, un ouvrage de Leslie Feinberg à paraître en français aux éditions Hysteriques & Associées.

 


La langue française a-t-elle besoin d'être féminisée ? - Entrée libre, réservation conseillée - Librairie Meura, 25 Rue de Valmy, Lille
 


Le jeudi 5 avril à 18h30 à la librairie Meura : rencontre avec Eliane Viennot, auteure de l'ouvrage Non, le masculin ne l'emporte pas sur le féminin et co-auteure de L'Académie contre la langue française (éditions iXe), professeure émérite de littérature française de la Renaissance à l'Université Jean Monnet et militante féministe. 
Depuis les années 1980, les efforts pour promouvoir un langage moins sexiste ont été présentés comme une « féminisation » : d’abord du vocabulaire des métiers, titres et fonctions, ensuite de la langue elle-même. Ces efforts, qu’ils soient militants ou non, ont soulevé des protestations récurrentes, souvent violentes, de personnes ou d’institutions dénonçant ces initiatives comme contraires au « génie de la langue », venues d’une confusion entre le domaine de la grammaire et celui de la société, sous la pression de féministes désormais en capacité d’imposer leurs vues mais toujours dépourvues de raison ou de savoir. La réalité est toute autre. C’est parce que le « génie » en question est relativement égalitaire, et qu’il s’exprime aujourd’hui dans une société qui a fini par admettre le principe de l’égalité entre les sexes, qu’il retrouve peu à peu ses droits, après une longue période de masculinisation forcée à laquelle les locuteurs et locutrices ont beaucoup résisté. Et c’est pour cette même raison qu’on peut aujourd’hui espérer agir en vue d’une véritable égalité dans nos façons d’écrire et de parler. 
Le débat sera modéré par Noomi B. Grüsig. Elianne Viennot interviendra également à 16h00 à l'Université de Lille auprès des étudiant.e.s de Corinne Oster.
Réservation conseillée à l'adresse contactlacontreallee@gmail.com 

 

 

Théorie féministe : vocabulaire, élitisme, traduction & éducation.  

Le vendredi 6 avril à 13h30 à l'Université de Lille 3 : conférence de Noomi B. Grüsig devant les étudiant.e.s en Etudes féministes / Etudes de genre, Licence 1, 2 et Master
Avec Lille 3 / département Culture SHS (avec Marion Dalibert, Maîtresse de conférence au département Culture de l'Université de Lille - Sciences humaines et sociales) 

A partir d'une analyse de termes créés par le mouvement féministe, de leur signification et de leur circulation fluctuante selon les contextes, Noomi B.Grusig examinera le rapport entre la théorie et la pratique féministes. Puis, à travers une critique réflexive du militantisme, de l'académie et des rapports entre les deux, elle interrogera  la conception "dominante" du savoir et des conditions de production du savoir. Enfin, elle essayera d'entrevoir comment la théorie peut éclairer la pratique pour la rendre efficace et comment la pratique peut informer la théorie pour la rendre pertinente, dans le but de s'orienter vers une praxis féministe véritable.


S'engager en traduction

Avec Colères du Présent, le 1er mai à Arras, Salon du Livre
Rencontre avec Noomi B. Grüsig et l'auteure de BD anglaise Una, autour de la notion d'engagement.
Modération : Aurélie Olivier.







FESTIVAL L'IMAGINAIRE DES LANGUES : DU 26 AU 30 SEPTEMBRE

Les langues folles d'Amérique  

Le mercredi 26 septembre à 19h, rencontre avec Nathalie Bru, traductrice de Moi contre les États-Unis d'Amérique, de Paul Beatty (ed.Cambourakis, 2015) et Nicolas Richard pour sa traduction du riddleyspeak (Anterre) d'Enig Marcheur, de Russel Hoban (ed. Monsieur Toussaint Louverture, 2012)
Modération : Charles Recoursé.





Journée d'étude le jeudi 27 septembre, à la MESHS :

1. Je n'ai qu'une langue et ce n'est pas la mienne.

Dialogue entre Kaoutar Harchi et Claire Ducournau.
Autour de l'essai Je n'ai qu'une langue et ce n'est pas la mienne (Pauvert ed, 2016) de Kaoutar Harchi et de l'ouvrage de Claire Ducournau La fabrique des classiques africains. Écrivains d'Afrique subsaharienne francophone (CNRS ed, 2017)
Modération : Nathalie Carré.





2. Pratiques collectives de traduction: Gloria Anzaldua et le collectif Utopia Traductions

Rencontre avec Suzanne Dufour, traductrice principale de l'ouvrage de Gloria Anzaldua Borderlands/La frontera, dont la première traduction française paraîtra en 2019 chez Cambourakis. Dans ce livre les mots d'espagnol/chicanas se mêlant à l'anglais, une équipe de trois traductrices a été mise en place pour assurer une traduction la plus respectueuse possible. Écrivaine et militante féministe lesbienne chicana, Gloria Anzaldua a grandement contribué à définir de manière plus large le féminisme, notamment dans le domaine des études culturelles & queer.
Utopia Traductions sera aux cotés de Suzanne Dufour : organisé en cooperative, ce collectif de traducteurs.trices se compose de femmes, de personnes trans et de minorisé·e·s sexuel·le·s. Il défend une éthique basée sur la coopération, la formation continue, la traduction située, le partage des connaissances techniques et linguistiques et des ressources. Une part importante de ses gains est reversée en soutien à des projets militants et/ou audiovisuels autogérés.
Modération : Noomi B. Grüsig.

3. Le Tout-Monde : la littérature de la Caraïbe et la créolisation de la langue.

Rencontre avec Alexis Bernaut et Thomas Chaumont autour de leur traduction de C'est juste un film, d'Earl Lovelace (trad.de l'anglais Trinité et Tobago,Temps des cerises 2017) et Nathalie Carré pour sa traduction de By the rivers of Babylon de Kei Miller (traduit de l’anglais de Jamaïque, Zulma 2017, Lauréat 2017 du Prix Carbet de la Caraïbe et du Tout-Monde).

Modération : Corinne Mencé-Caster.





L'écoféminisme 

Le vendredi 28 septembre au Café citoyen, dans le cadre des Rencontres Menstruelles, à 19h30. Rencontre avec Emilie Notéris, traductrice de Reclaim, recueil de textes écoféministes (ed.Cambourakis, 2016)
Rencontre animée par Noomi B. Grüsig.






La traduction dans tous ses états : l'Outranspo, l'Ouvroir de translation potencial

Le samedi 29 septembre à la Bibliothèque de Lille, en partenariat avec Zazie Mode d'emploi.
Atelier de traduction créative + Performance-débat de et par l'Outranspo, nouvelle création dans le cadre du festival.
 
L’Outranspo (Ouvroir de translation potencial) est un groupe de traducteurs, écrivains, chercheurs et musiciens hétéroclite et multiculturel, qui se consacre joyeusement aux approches créatives de la traduction, notamment lors de réunions mensuelles et virtuelles. Fondé en 2012 à Rochester (États-Unis), il est véritablement actif depuis 2014 et le colloque « Traduire les littératures à contrainte » de Baltimore. « No a Proust ! » est devenu, par la force de l’anagramme, son cri de guerre.
 La délégation outranspienne, constituée de Santiago ArtozquiCamille Bloomfield et Irène Gayraud, s’attachera à faire comprendre et expérimenter au public les joies de la traduction créative par le biais d'un atelier de traduction à contraintes et d'une conférence plutôt multilingue et quelque peu performée.

Traduire : projection du film de Nurith Aviv

Le dimanche 30 septembre.
En partenariat avec la Synagogue de Lille
Film documentaire qui donne la parole à des traducteurs de différents pays qui nous parlent avec passion de leur expérience de passeurs de la littérature hébraïque.
Suivi d'un débat en présence de la réalisatrice Nurith Aviv et de la traductrice Rosie Pinhas-Delpuech.



EN PARTENARIAT AVEC LITTERATURE ETC.


Traduire la pérformance

En partenariat avec Littérature etc, dans le cadre de son festival, le 19 octobre.
Lecture bilingue anglais-français de la poète et performeuse américaine Tracie Morris et de sa traductrice française Abigail Lang, suivie d'un entretien sur les enjeux de traduction de poésie contemporaine. Entretien modéré par Olivier Brossard, directeur de la collection américaine des éditions Joca Seria et traducteur de l'anglais.


 D'UN PAYS L'AUTRE EN MILIEU SCOLAIRE

En partenariat avec la Délégation Académique aux Arts et à la Culture.

Les établissements partenaires en 2018 sont : 
- Le Lycée Faidherbe à Lille pour l'arabe
- Le Lycée des Flandres à Hazebrouck pour l'allemand
- Le Lycée Voltaire à Wingles pour l'espagnol
- Le Collège Schumann à Halluin pour le néerlandais


Les interventions se dérouleront de mars à mai :
- le 24 mars : Nathalie Bontemps (langue arabe)
- le 10 avril : Alexandra Carrasco (langue espagnole)
- le 17 mai : Bernard Banoun (langue allemande)
- le 31 mai : Françoise Antoine (langue néerlandaise)

Chaque établissement travaille sur un projet différent avec le traducteur associé.


INTERVENANT.E.S

Françoise Antoine est traductrice de fiction et de non-fiction de l'italien et du néerlandais. Après des études en sciences de gestion et en journalisme à l'Université de Louvain-la-Neuve, une première carrière en tant que journaliste économique en Belgique et cinq années passées en Italie, elle a repris des études de traduction littéraire au Centre européen de traduction littéraire à Bruxelles. De l'italien, elle a notamment traduit Par la haute mer ouverte, d'Eugenio Scalfari (Gallimard, 2012), La contagion, de Walter Siti (Verdier, 2015) et L'étiquette à la cour de Versailles (Flammarion, 2017). Du néerlandais, elle a traduit Juin, de Gerbrand Bakker (Gallimard, 2016), Trente jours, d'Annelies Verbeke (Fleuve, 2018) et Au premier regard, de Margriet De Moor (Grasset, 2018).


Après avoir travaillé pendant quinze ans comme musicien et ingénieur du son, Santiago Artozqui se consacre à la traduction de romans et essai de l'anglais, mais aussi de l'espagnol. Il est co-fondateur de la revue En attendant Nadeau, président d'ATLAS (Association pour la promotion de la traduction littéraire) et membre de l'Outranspo (Ouvroir de translation potencial), un collectif de traducteurs et écrivains qui se consacre à la traduction créative.
Bibliographie sélective:
Bad feminist, Roxane Gay, éditions Denoel, 2018
Treize jours, Roxane Gay, éditions Denoel, 2017
La Soledad, Natalio Grueso, Les Presses de la Cité, 2016

Première femme à être reconnue comme directrice de la photographie par le CNC, Nurith Aviv a fait l’image d’une centaine de films de fiction et de documentaires (pour, entre autres : Agnès Varda, Amos Gitaï, René Allio ou Jacques Doillon).
En 2015, une rétrospective lui a été consacrée au Centre Pompidou, et elle a été la lauréate du prix Édouard Glissant2 2009.
Nurith Aviv a réalisé douze films documentaires, en mettant la question de la langue au cœur de sa recherche personnelle et cinématographique.
Filmographie sélective:
Signer, 2018
Traduire, 2011
Langue sacrée, langue parlée, 2008
D'une langue à l'autre, 2004

Professeur de littérature allemande à l'université Paris-Sorbonne (Paris 4) et Directeur de l'UFR d’Études germaniques et nordiques, Bernard Banoun traduit de l'allemand - littérature générale, musique lyrique, théâtre, poésie. Son travail de traduction a été récompensé à plusieurs reprises  (Prix Amphi, Prix Gérard de Nerval, prix André Gide). Il est notamment le traducteur de Josef Winkler (Quand l'heure viendra, Langue maternelle, Natura morta, aux éditions Verdier), de Yoko Tawada (entre autres, Le Voyage à Bordeaux, Journal des jours tremblants, Narrateurs sans âmes, Histoire de Knut, aux éditions Verdier), Thomas Jonigk (Quarante jours, Verdier 2007) et de Werner Kofler (entre autres, Trop tard, Hôtel Clair de Crime, entre autres, publiés aux éditions Absalon).




Alexis Bernaut est traducteur de l'anglais. Il a notamment traduit le poète américain Sam Hamill et le romancier trinidadien Earl Lovelace. Egalement poète et musicien, il a participé à l’établissement des anthologies « Voix vives – de méditerranée en méditerranée » (juillet 2011) et « Enfances – regards de poètes », de Christian Poslaniec et Bruno Doucey (mars 2012), aux éditions Bruno Doucey. Ses poèmes ont paru en revue et en anthologie, en France et à l'étranger. Il est l'auteur d'Au matin suspendu (Rue des Promenades, 2012)
Principales traductions :
C'est juste un film, Earl Lovelace, Le temps des cerises, 2017
Ce que l'eau sait, Sam Hamill, Le temps des cerises, 2016
(photo: Francesco Gattoni)



Enseignante-chercheuse à l'université Paris 13, Camille Bloomfield est co-fondatrice de l'Outranspo. Spécialiste de l'Oulipo, elle pratique egalement la poésie sur le web et particulièrement les réseaux sociaux, et traduit de l'anglais et de l'italien.
Bibliographie :
Raconter l'Oulipo : histoire et sociologie d'un groupe (1960-2000), Honoré Champion, 2017.



Nathalie Bontemps est née à Paris. Elle s’installe ensuite à Marseille, où elle poursuit des études d’arabe et produit ses deux premiers écrits : Les HLM maritimes et Hôtel coup de soleil, publiés aux éditions P’tits Papiers en 2005 et 2008. En 2003 elle s’installe à Damas pour y continuer ses études, et y vit jusqu’à la fin de l’année 2011. Elle commence à travailler dans la traduction littéraire avec des poètes et écrivains libanais, entre autres  Abbas Beydoun, Hassan Daoud et Bassam Hajjar.  A partir de 2013, depuis la France, elle traduit des auteurs syriens (Aram Karabe, Joumana Maarouf, Yassine Al Haj Saleh. Elle co-rédige « A l’est de Damas, au bout du monde », témoignage de Majd Al Dik sur la révolution syrienne. La même année, en 2016, paraît « Gens de Damas », recueil de textes écrits lors de son long séjour en Syrie. En 2017 parait la traduction du recueil Le café lui sert de départ, bilingue français – arabe, aux éditions Le port a jauni.
Bibliographie :
Soie et fer (co-traduction avec Marianne Babut), Fawwaz Traboulsi, Actes sud, 2017
Le café lui sert de départ,  Le port a jauni, 2017
Récits d’une Syrie oubliée (co-traduction avec Marianne Babut), Yassine Al Haj Saleh, Amsterdam, 2015
Lettres de Syrie, Joumana Maarouf, Buchet Chastel, 2014
Treize ans dans les prisons syriennes, Aram Karabet, Actes sud , 2013

Olivier Brossard est Maître de conférences en littérature américaine à l'Université Paris Est Marne-la-Vallée. Membre de l'Institut Universitaire de France, il anime le groupe Poets & Critics avec Vincent Broqua et Abigail Lang. Traducteur, il dirige la collection américaine des éditions joca seria et est membre du collectif double change. Il a traduit, entre autres, John Ashbery, Marcella Durand, Jim Dine, Tonya Foster, Frank O'Hara, Ron Padgett.





Après un master de journalisme à New York University, Nathalie Bru a travaillé sept ans à New York avant de rentrer en France pour devenir journaliste, puis rédactrice en chef d'un magazine de presse professionnelle. En 2008, intriguée par la traduction littéraire et poussée par l'envie de lancer des défis à sa plume, elle démissionne et obtient son master 2 de traduction littéraire à Paris VII. Depuis, elle a traduit une quarantaine d'ouvrages, principalement des romans d'auteurs américains ou britanniques, dont trois qu'elle a en commun avec Nicolas Richard : William Kotzwinkle, Jim Dodge et Paul Beatty.
Bibliographie sélective:
Tuff, Paul Beatty, éditions Cambourakis, 2018
Moi contre les États-Unis d'Amérique, Paul Beatty, éditions Cambourakis, 2015
American Prophet, Paul Beatty, éditions Passage du Nord-Ouest, 2013
Not fade away, Jim Dodge, éditions Cambourakis, 2011

Alexandra Carrasco passe sa petite enfance au Chili, pays qu’elle quitte au moment du coup d’État en 1973. Après des études de lettres et de philosophie à Paris, suivies d’une incursion dans l’édition, elle devient traductrice littéraire (de l’espagnol). Son cœur et sa tête oscillent entre sa langue de naissance, l’espagnol, et sa langue d’amour, le français. Elle a traduit à ce jour une centaine de romans (Rolo Diez, Manguel, Triana, Cabrera Infante, Zoe Valdés, Andrés Neuman, Martín Caparrós…) et a découvert depuis quelques années le plaisir de traduire des bandes dessinées et des romans graphiques. Elle a enseigné la traduction à l’université de Cergy-Pontoise pendant dix ans. Dilettante dans le bon sens du terme, elle promène aussi sa plume en qualité d’auteur, s’essayant à des genres aussi variés que la littérature jeunesse, le scénario de dessins animés, la poésie et le théâtre. Depuis 1995, elle anime des ateliers d’écriture et de traduction pour adultes et pour enfants, notamment en milieu scolaire et hospitalier.
Bibliographie sélective :
L'aile brisée, Antonio Altarriba, Denoel Graphic, 2016
L'art de voler, Antonio Altarriba, Denoel Graphic, 2011

Nathalie Carré est agrégée de lettres modernes, actuellement Maître de conférence en langue et littérature swahili à l'Inalco. Spécialiste des littératures africaines, elle a notamment dirigé de 2003 à 2006 la revue Notre Librairie (devenue Cultures Sud), revue de référence concernant les littératures d’Afrique, des Caraïbes et de l’océan Indien. Elle fait partie du comité de rédaction de la revue Études Littéraires Africaines et travaille régulièrement avec l'Alliance internationale des éditeurs indépendants, notamment sur la collection "terres solidaires". Elle traduit du swahili au français (De la Côte aux confins. Récits de voyageurs swahili. Cnrs, 2014) ainsi que de l’anglais (Jamaïque) au français (l'auteur Kei Miller).
Bibliographie :
By the rivers of Babylon, Kei Miller, Zulma, 2017 - Lauréat 2017 du Prix Carbet de la Caraïbe et du Tout-Monde
L’authentique Pearline Portious, Zulma, 2016

Thomas Chaumont est né en 1974 à Paris. En 1996, sur Minitel, il rencontre N., traductrice indépendante en burn-out, avec laquelle il se lie d'amitié et qui lui donne l'impulsion pour se lancer lui-même, puisqu'il comprend l'anglais et écrit le français sans faire de faute. Désormais traducteur indépendant, il livre néanmoins en parallèle, en mobylette et à temps partiel des plateaux-repas aux sécretaires, avocats et traders de la rive droite. Il réjoint en 1997 l'équipe embryonnaire de Yahoo France, monte ensuite un bar à Paris, le Politburo, parcourt le monde en tant que batteur dans un groupe pop et tient quotidiennement un blog qui lui sert de laboratoire d'écriture. Ces trois aventures s'achevant, il décide de se remettre sérieusement à la traduction, littéraire cette fois. C'est d'abord Tout et plus encore (éd.Ollendorff et Desseins,2011) de David Foster Wallace, exploration de l'infini mathématique truffée d'équations et de copieuses notes de bas de page. Puis Accélération et Aliénation (La Découverte, 2012), du sociologue allemand Hartmut Rosa. Ensuite, un western sur l'athlétisme en milieu rural (sic) Plus vite que son ombre (éd.Autrement, 2013) de Tom McNab. Juste avant sa propre crise de la quarantaine, en plein divorce, il traduit Quarante ans (éd.Autrement, 2014), essai du philosophe anglais Christopher Hamilton. Puis c'est, en 2016, le best-seller de Ta-Nehisi Coates sur le racisme aux États-Unis, Une colère noire (dont il déplore le titre français). En collaboration avec son camarade Alexis Bernaut, il vient de traduire aux éditions Le Temps des Cerises deux romans d'Earl Lovelace, écrivain de Trinité-et-Tobago: C'est juste un film (2017) et Salt, à paraître prochainement.

Ancienne élève de l’École Normale Supérieure de Lyon, agrégée de lettres modernes, Claire Ducournau est docteure de l’École des hautes études en sciences sociales. Maîtresse de conférences dans le département de lettres modernes de l’université Paul-Valéry à Montpellier, elle mène ses recherches sur les productions littéraires africaines et sur leurs modalités de production, de réception et de reconnaissance.
Bibliographie sélective:
La fabrique des classiques africains. Écrivains d'Afrique subsaharienne francophone, CNRS éditions, 2017


Suzanne Dufour est traductrice indépendante depuis 2010. Elle partage son temps entre traduction spécialisée et traduction littéraire et politique. Elle traduit de l'italien et de l'anglais au français. Elle a traduit Comprare e vendere sesso de Giulia Garofalo-Geymonat (en cotraduction avec Brune Seban, à paraître aux éditions iXe) et de nombreux articles. Elle travaille actuellement à la traduction de Borderlands, The New Mestiza de Gloria Anzaldùa (à paraître aux éditions Cambourakis, dans la collection Sorcières). Elle fait partie de l'association Utopia Traductions.






Née en Sète en 1984, Irène Gayraud est écrivaine et
universitaire. Elle vit et travaille à Paris. Ses poèmes, ses
micro-récits et ses articles sont régulièrement publiés dans des revues
de poésie ou des collectifs en France mais aussi au Mexique, au Québec
ou enAllemagne. Elle traduit de la poésie de langues allemande, espagnole et italienne. Ayant étudié la musique, elle s’intéresse aux rapports entre musique et poésie et travaille en collaboration avec des compositeurs. Elle est par ailleurs membre de l’Outranspo.




Kaoutar Harchi est auteure de l'essai Je n’ai qu’une langue et ce
n’est pas la mienne
et des trois romans dont deux publiés aux éditions
Actes Sud. Par ailleurs, Kaoutar Harchi est sociologue, rattachée au
laboratoire du Cerlis (Sorbonne-Nouvelle /Paris Descartes).
Bibliographie sélective:
Je n’ai qu’une langue et ce n’est pas la mienne, Pauvert / Fayard, 2016
A l'Origine notre père obscur, Actes sud, 2014
L'Ampleur du saccage, Actes sud, 2011



Abigail Lang est maître de conférences à l'université Paris Diderot où elle enseigne la littérature américaine et la

traduction. Traductrice de poésie anglophone en français, elle dirige la collection Motion Method Memory aux Presses du réel et est membre de l’association Double Change qui organise des lectures bilingues et promeut les échanges transatlantiques en poésie. Elle est notamment la traductrice, avec Vincent Broqua, de l'auteure et artiste sonore américaine Tracie Morris.

Bibliographie sélective:
Hard Korè, poèmes, Tracie Morris, éditions Joca Seria, 2017




Corinne Mencé-Caster a été présidente de l'université des Antilles de janvier 2013 au 31 août 2016, date à laquelle elle a démissionné de ses fonctions. Le 1 er septembre 2016, elle est recrutée à l’Université Paris-Sorbonne sur la chaire de linguistique ibéro-romane et est responsable de la composante Recherches en Linguistique Ibéro-romane (CLEA). Médiéviste, spécialiste des littératures et langues de la Caraïbe, elle s’intéresse très tôt à toutes les formes de domination et à la question de l’autorité dans diverses sociétés. Elle compte plus d’une cinquantaine d’articles et d’ouvrages reconnus au plan international. Elle est egalement écrivaine, sous le pseudonyme de Mérine Céco.



Emilie Notéris se définit comme « travailleuse du texte ». Elle a publié des écrits théoriques, informés par les théories queer, féministes et qui prennent alternativement ou simultanément la forme d’essais ou de fictions. Elle a ainsi traduits des textes écoféministes (Reclaim), préfacé des textes des anarchistes Voltairine de Cleyre et Emma Goldman, et publié un essai sur le « fétichisme postmoderne ».Elle a développé la notion de « fiction réparatrice » en empruntant ce terme à la théoricienne féministe Eve Kosofsky Sedgwick, comme renversement de la tendance paranoïaque et dystopique de l’exercice théorique.
Bibliographie sélective:
Reclaim, recueil de textes écoféministes, Cambourakis, 2016  
La Fiction réparatrice, éditions Supernova, 2017


Charles Recoursé a d'abord réalisé deux stages en maison d’édition avant d'occuper le poste de responsable éditorial aux éditions Au diable vauvert. C’est durant cette période qu’il commence à traduire des ouvrages de littérature dont le Diable achète les droits. Fin 2011, il quitte la maison d’édition et se lance dans la traduction free-lance. Il est également membre du comité de rédaction de la revue Le Believer (éditions inculte), juré du Prix de la Page 111 et président de l’association Discudanse, organisatrice de fêtes électroniques.
Bibliographie sélective:
L'Oubli, David Foster Wallace, L'Olivier, 2016
Besoin de réel, David Shields, Au diable vauvert, 2016
Une comédie des erreurs, Nell Zink, Le Seuil, 2016
La Fonction du balai, David Foster Wallace, Au diable vauvert, 2009

Nicolas Richard a traduit de l'anglais plus de 70 auteurs, dont Thomas Pynchon, Hunter S. Thompson, Philip K. Dick, Art Spiegelman, Richard Brautigan, Nick Cave. Il a traduit les dialogues français du film Inglourious Bastards de Quentin Tarantino. Son nouveau roman, La Dissipation, est sorti en janvier 2018. Il a été manager de groupes de rock, a retapé des appartements à Brooklyn, posé nu pour des étudiantes et pratique l'escalade en bloc et en falaise. Nicolas Richard habite actuellement près d'un fleuve, à côté d'une voie ferrée.
Principales traductions :
M Train, Patti Smith, Gallimard, 2016
C'est tout ce que j'ai à déclarer - Poésie complète, Richard Brautigan, Le Castor Astral, 2016
Enig Marcheur, Russell Hoban, Monsieur Toussaint Louverture, 2012

Eliane Viennot est professeure émérite de littérature française de la Renaissance à l'Université Jean Monnet (Saint-Etienne) et membre honoraire de l'Institut universitaire de France (2003-2013). Spécialiste de Marguerite de Valois et d'autres «femmes d'Etat» de la Renaissance, elle s’intéresse plus largement aux relations de pouvoir entre les sexes et à leur traitement historiographique sur la longue durée. Militante féministe depuis les années 1970, elle travaille également aux retrouvailles de la langue française avec l'usage du féminin.
Bibliographie sélective:
Non, le masculin ne l'emporte pas sur le féminin, éditions iXe, 2017
L'Académie contre la langue française, éditions iXe, 2015


Intervenants

Noomi B. Grüsig (traductrice)

Noomi B. Grüsig est traductrice, autrice, chercheuse indépendante et barmaid. Formée sur le terrain militant féministe et LGBT, elle a traduit en français des textes de référence (bell hooks, Julia Serano, Minnie Bruce Pratt, etc.) ainsi que de nombreux articles militants et communautaires.

Sur internet

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