La sentinelle

Une attention particulière aux histoires et parcours singuliers de gens, de lieux, mouvements sociaux et culturels.

Le Nuage et la valse

« L’  histoire » n’  a rien d’  un récit linéaire. L’  unité est assurée par la thématique. Entre le prologue, où le lecteur fait connaissance avec un peintre raté errant par les rues de Vienne, et l’  épilogue, à la fois apaisé et inquiétant, il y a les camps, mais pas seulement. Karel Novotný, employé de banque aisé, interné par erreur, constitue le fil directeur.

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Un autre monde

Alfons, fils de boulanger, a longtemps pétri la pâte à pain et ses rêves d’enfants aux côtés de son père. Un père qui ne parlait guère, et dont le silence reste un mystère aujourd’hui encore, bien des années après sa mort. Dans Un autre monde, Alfons Cervera s’adresse à ce père qui n’évoqua jamais, ni son métier, ni l’errance familiale de village en village, ni son talent pour le théâtre, ni cet épisode de résistance citoyenne que le hasard permettra à l’auteur et narrateur, de découvrir.

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Le Nord du Monde

« Elle fuit. Elle fuit l’homme chien. Elle trotte comme un poulain pour qu’il ne la rattrape pas, aussi pour fabriquer la peinture des fresques du dedans. Elle voudrait la folie mais elle ne vient pas. Toucher le mur du fond, le Nord du Monde, se cramer dans la lumière, le jour, la nuit, effacer, crier et ne plus se reconnaître. Sur la route, il y a Monsieur Pierre, il y a la Flaish, il y a les habitants des parcs, il y a Andrée, il y a les Polonais, Elan, Vince et Piort, et aussi Rommetweit, les Allemands, les Denant. Il y a Isaac, neuf ans environ. Et il y a les limites. »

Nathalie Yot, à propos de Le Nord du Monde

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Débarqué

À la disparition de son père, les souvenirs de l'auteur affleurent et l'invitent à raconter l'histoire de ce « voyageur empêché ».

Habité par des rêves d'aventures et de longues traversées, ce jeune Breton voit ses aspirations anéanties lorsqu'il tombe malade à l'âge de dix-sept ans. Il devient alors un « débarqué », un homme condamné à rester à quai. Lui restent les récits des matelots rentrés au port, et les livres, en particulier ceux de Caldwell et de Steinbeck, grâce auxquels il transmettra à l'auteur le goût de la lecture et des mots.

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La Ballade silencieuse de Jackson C. Frank

Ses chansons se transmettent, depuis 1965, tels de précieux secrets. Des admirateurs comme Simon & Garfunkel ont repris les pépites neurasthéniques de son unique album, Blues Run the Game, perpétuant le mythe du plus célèbre des chanteurs folk inconnus, capable d’émouvoir jusqu’aux Daft Punk qui, en 2006, utilisèrent le titre Dialogue (I want to be alone), dans la bande originale de leur long-métrage, Electroma.

Le Monde – 2013 - Stéphane Davet

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L'instant décisif

« Moi et les gens de ma génération, les enfants de la Transition, nous avons grandi heureux dans les années 90, avec l’illusion que cela avait été un chemin de roses, sans violence.

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Caverne

« Caverne est une chanson personnelle. Un chant intime.

De tout ce que j’ai fait jusqu’à présent, pour moi, le plus important, ma priorité, c’est ma poésie. Le travail sur la langue. cette quête de sens, de quintessence. D’un langage qui tient autrement au réel.

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moujik moujik

« L’idée de moujik moujik est née d’une colère et d’une impuissance. D’abord. La mort d’un homme, Francis, qui vivait sous une tente, dans le Bois de Vincennes, l’hiver 2008. La découverte de ces dizaines de personnes, hommes et femmes, jeunes et vieux, vivant dans ce bois. Invisibles. Et la litanie de personnes mortes de froid cet hiver-là, en France, annoncée à la radio. J’ai voulu écrire à partir d’eux, de la marge, leur redonner une identité. Et je voulais que ce soit la forme poétique qui s’en saisisse.

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Lettres nomades – saison 6

Lettres Nomades rassemble les textes issus de la résidence littéraire organisée par Escales des Lettres dans le Nord Pas-de-Calais.

Des textes ancrés sur un territoire

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Contre-jour

Jerónimo Larrea se rend à Buenos Aires pour assister aux funérailles de son père. De retour à Madrid, où il s’ est exilé et a fondé une compagnie de théâtre, il reçoit un appel de Checo, une vieille connaissance qu’ il n’ a pas vue depuis longtemps et qui lui propose un rendez-vous. Jerónimo Larrea n’ en reviendra pas.

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Chômage monstre

mon cœur est un piano fermé à clef dit la jeune fille quelle musique entendre alors quel air aimer ?
le désir était là quelqu’ un l’ a détourné
les techniques ont caché les outils j’ ai appris à m’ en servir mais pas pourquoi je m’ en servais.

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La femme brouillon

« Le meilleur moyen d’ éradiquer la mère parfaite, c’ est de glandouiller. Le terme est important car il n’ appelle à aucune espèce de réalisation, il est l’ ennemi du mot concilier. Car si faire vœu d’ inutilité est déjà courageux dans notre société, pour une mère, c’ est la subversion absolue.

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Elisée, avant les ruisseaux et les montagnes

En imaginant ce qu’ont pu être certains épisodes de la vie d’Elisée Reclus (1830-1905), avant qu’il ne devienne l’auteur d’Histoire d’un ruisseau et Histoire d’une montagne, ce premier roman nous met dans les pas d’un personnage atypique et toujours d’une étonnante modernité.


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Témoin

" C’ est une drôle de chose l’ écriture. Quand je lis Testimony de Charles Reznikoff, je sais. Je sais que c’ est là que je veux aller. Je veux tenter l’ expérience du poète américain mais pas à partir d’ archives. Je veux me rendre dans un tribunal. Je veux assister à des procès. Je veux frotter l’ écriture à cette réalité. Je veux capter des paroles, travailler des voix, des histoires. Je veux comprendre ce que disent ces procès de notre société. 

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Baby spot


« 
Avec les films c’ est plus facile, parce que quand les images t’ envahissent et que t’ arrives pas à les effacer, tu peux te consoler en te disant que, comme dans les cauchemars, tout est faux, que rien de ce que tu vois dans ta tête n’ est vrai et que bientôt tout va disparaître pour toujours. Mais ce qui est arrivé au Zurdo, et aussi à Lucas, je sais que c’ est arrivé pour de vrai, voilà pourquoi ça ne sort jamais complètement de ma tête. C’ est pour ça que je veux écrire, pour voir si j’ arrive à faire sortir toute cette histoire et à la laisser pour toujours sur le papier. »

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