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En commun. Langues, Traduction & Société

Intervenants :

 

L’histoire n’est pas écrite, son cours est incertain. (…) C’est dans la dynamique du rassemblement que le collectif émerge, prend forme, se mobilise, définit ses aspirations et ses raisons communes d’agir.
Nicole Lapierre, Faut-il se ressembler pour s’assembler ? (Seuil, 2020)


Comme une boule à facettes, la notion de « commun » reflète une multitude d'expériences et de singularités. Les polir, pour essayer d'en montrer une seule et unique facette, serait condamner l'éclat de ses reflets changeants, sans pour autant réussir à en montrer l'essentiel. Où est-il le commun, et comment le reconnaître ? Loin de fournir une réponse univoque, la programmation de cette nouvelle édition du festival laisse plutôt supposer que si le commun est quelque part, pour le dire avec les mots d'une des invitées de cette édition, Myriam Suchet,  c'est dans la prolifération des modes de relation.  Montrer et partager ces expériences collectives en donnant la parole à celles et à ceux qui, sur le terrain, écrivent, traduisent, sous-titrent, éditent, filment et travaillent pour tisser et imaginer des liens véritables et fructueux, voilà ce qui nous a guidé.e.s dans cette programmation. Si l'histoire n'est pas écrite, et si elle est plus pétrie d'incertitudes que jamais, le festival vous invite aux rassemblements, pour dégager l’essentiel de ce qui nous est commun et le défendre collectivement.


*En raison de la situation sanitaire actuelle, le déroulement du festival pourrait subir des modifications. N'hésitez pas à nous écrire ou à consulter notre site internet pour être tenu.e.s au courant des changements.

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2019 : Dominations

 

"Les centres colonialistes avaient projeté leurs langues comme des filets. La langue, en ces temps d'expansion, ne servait pas à questionner le monde. Elle devenait un tamis d'ordre par lequel le monde, clarifié, ordonné, devait se soumettre aux déchiffrements univoques d'une identité. L’Ecrire devait sacrifier au bunker linguistique, exclusif et dominateur, que l'expansion coloniale nous avait imposé. Nous nous retrouvions là-dedans avec nos langues maternelles et nos parlers barbares"

Patrick Chamoiseau, Ecrire en pays dominé (Gallimard, 1997)

 

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