Le monte en l'air – Paris

Écrit par une femme espagnole issue du milieu ouvrier dans les années 30, Tea rooms de Luisa Carnés, traduit par Michelle Ortuno à paraître le 9 avril aux 

Editions La Contre Allée

nous confronte à la situation des jeunes femmes madrilènes pauvres de cette époque : recherche d'un travail à n'importe quel prix pour survivre, hiérarchie abusive, bas salaires, peur de se faire licencier mais aussi prise de conscience politique. On est vraiment avec elles dans la moiteur des après-midi de ce salon de thé-patisserie de centre ville, sous l'oeil de la cheffe intraitable, avec le patron qui distribue le salaire chaque semaine, dans les vestiaires pour les cancans. La grande force de ce texte, c'est qu'on est immergé dans l'époque, dans le huis-clos de ce petit théâtre de la domination sociale, avec en bruit de fond les rues qui commencent à trembler. Matilde et ses collègues se questionnent : faut-il rejoindre le mouvement ? Quel serait le prix à payer ?