Putsch

Amandine Dhée : « Le père est une mère très acceptable » PAR NICOLAS VIDAL 16 JANVIER 2018

Par Marc Emile Baronheid – « Hors de question que je couve en silence » : le sois ronde et tais-toi n’a pas cours, dans ce brûlot marqué au fer du féminisme subtil.

 

Pas question de rester bouche Dhée, face à ce qui s’annonce et n’entend pas demeurer dans les limites consensuelles du modèle social normé. Autrement dit, du discours dominant sur la maternité, ses rondeurs qui font la fierté du futur père et son service après, ventre ouvert 24 heures par jour et sept jours par semaine. Alors, heureuse ? Ben non, l’ingrate ! Ici se dévoile et s’exprime une jeune femme rétive à la grande tradition qui cimente la famille. Ce refus du pléonasme mère parfaite aurait pu apparaître comme une mauvaise plaisanterie, un gag à la Jean-Edern Hallier.

 

Que nenni ! C’est un authentique appel à l’insurrection permanente, reléguant Mai 68 au rang d’aimable plaisanterie de potache. « Mon ventre bascule dans le domaine public », pas assez toutefois pour obtenir une priorité quelconque dans les transports en commun du berceau des droits de l’homme. La narratrice ose déplorer l’absence de tables à langer, partout dans la France de Bashung. La République en marche arrière. A-t-on alerté Brigitte (de La Madrague) ? Mâle dominant, si tu ouvres ce livre malicieux et urticant, récent lauréat du Prix Hors Concours, ne t’attends pas à un catalogue de revendications benoîtes. Ici on ne rit pas. On affûte tétines et nuits blanches, au motif que « Le père est une mère très acceptable » …

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