2019 : Dominations

Résidence D'un pays l'autre

 

Avec D'un Pays l'Autre, la Contre Allée prolonge son travail sur la traduction, initié l'année dernière avec le premier cycle d'événements qui a eu lieu en octobre 2015.
Alors même que le traducteur œuvre à la réception d'une littérature étrangère en faisant entrer dans notre espace culturel des œuvres venues d'ailleurs, il demeure un travailleur de l'ombre souvent méconnu du public. Son rôle dans l'échange culturel est pourtant fondamental : il rend possible la rencontre avec la parole d'un autre absent, tout en se portant garant du respect et de l'intégrité de cette parole.
Les résidences visent à favoriser la rencontre entre  les lecteurs que nous sommes, professionnels du livre, enseignants ou étudiants, grand public, et ces professionnels qui se trouvent être eux aussi des lecteurs, certes privilégiés, d'une œuvre ou d'un auteur, avant d'être des ré-écrivains.

Description

 

"Les centres colonialistes avaient projeté leurs langues comme des filets. La langue, en ces temps d'expansion, ne servait pas à questionner le monde. Elle devenait un tamis d'ordre par lequel le monde, clarifié, ordonné, devait se soumettre aux déchiffrements univoques d'une identité. L’Ecrire devait sacrifier au bunker linguistique, exclusif et dominateur, que l'expansion coloniale nous avait imposé. Nous nous retrouvions là-dedans avec nos langues maternelles et nos parlers barbares"

Patrick Chamoiseau, Ecrire en pays dominé (Gallimard, 1997)

 

 

 

 

 

 

 

 

TRADUCTRICE ASSOCIEE : Nathalie Carré  

Nathalie Carré est agrégée de lettres modernes, actuellement maîtresse de conférences en langue et littérature swahili à l'Inalco. Spécialiste des littératures africaines, elle a notamment dirigé de 2003 à 2006 la revue Notre Librairie (devenue Cultures Sud), revue de référence concernant les littératures d’Afrique, des Caraïbes et de l’océan Indien.
Elle fait partie du comité de rédaction de la revue Études Littéraires Africaines et travaille régulièrement avec l'Alliance internationale des éditeurs indépendants, notamment sur la collection "terres solidaires".
Elle traduit du swahili au français (De la Côte aux confins. Récits de voyageurs swahili. Cnrs, 2014) ainsi que de l’anglais (Jamaïque) au français (l'auteur Kei Miller).

Bibliographie :

By the rivers of Babylon, Kei Miller, Zulma, 2017 - Lauréat 2017 du Prix Carbet de la Caraïbe et du Tout-Monde et du Prix Pierre-François Caillé de la traduction 2018
L’authentique Pearline Portious, Kei Miller, Zulma, 2016
De la Côte aux confins. Récits de voyageurs swahili, Cnrs, 2014

 

ATELIER DE TRADUCTION ANGLAIS (JAMAIQUE) / FRANCAIS

 

Jeudi 15 mars, 13h-15h, Sciences Po Lille, 9 Rue Auguste Angellier, métro République-Beaux-Art. 

 

En collaboration avec les étudiant.e.s de Méla'Lille (Association de promotion de l'Afrique, des Africains et du vivre ensemble de Sciences Po Lille), nous accueillons Nathalie Carré pour un atelier de traduction de l'anglais ouvert à tou.te.s.

Il s'agit d'un atelier s'adressant à la fois aux personnes ayant déjà une pratique de la traduction et aux non-traducteurs, qui peuvent ainsi s'essayer à l'exercice, partager leur point de vue et profiter de la présence et des conseils d'une traductrice littéraire expérimentée.

Le texte choisi pour l'atelier est L’authentique Pearline Portious, de l'auteur jamaïcain Kei Miller, traduit par Nathalie Carré aux éditions Zulma.

Gratuit, réservation souhaitée
à contactlacontreallee@gmail.com

 

D'UN PAYS L'AUTRE EN MILIEU SCOLAIRE

En partenariat avec la Délégation Académique aux Arts et à la Culture. L'établissement partenaire en 2019 est le Lycée international Montebello de Lille.


Pour la troisième année, nous organisons des rencontres en milieu scolaire avec des traducteurs littéraires professionnels. Après avoir travaillé avec leur professeur sur une œuvre en langue originale, les élèves peuvent échanger avec un traducteur et confronter points de vues, idées et difficultés. C’est l’occasion de découvrir un métier peu connu et souvent considéré à tort comme le simple passage d’un contenu d’une langue à l’autre. En pratiquant eux-mêmes la traduction et en dialoguant avec le traducteur, les élèves peuvent se rendre compte des enjeux de la traduction, autant littéraires, que linguistiques ou sociétaux. La traduction littéraire est en effet le lieu où se joue la transmission d’une culture et la mise en question de notre rapport à l’Autre ; c’est l’articulation entre deux aires géographiques et ainsi le moyen de faire connaître et rayonner dans un pays étranger une certaine littérature avec tout ce qu’elle charrie de culturel, de social, de politique. Il est donc fondamental de sensibiliser au rôle de la traduction dans ce processus.

Les interventions se dérouleront de mars à mai :
- le 28 mars : avec la traductrice Dominique Autrand sur un texte de Benedict Wells (langue allemande)
- le 28 mars : avec la traductrice Marianne Veron sur un texte de Doris Lessing (langue anglaise)
- le 15 mai : avec la traductrice Caroline Sordia sur le sous-titrage d'un court-métrage brésilien (langue portugaise)
- le 27 mai : avec l'auteur espagnol Pablo Martín Sánchez et son traducteur Jean-Marie Saint-Lu (langue espagnole)

 

RENCONTRE AVEC NATHALIE CARRE, TRADUCTRICE DE By the rivers of Babylon ET L'authentique Pearline Portious

 

En partenariat avec La Chouette Librairie, et les étudiants en métiers du livre de l'IUT de Tourcoing, le 6 juin à 19h, à Lille (72 rue de l'Hôpital Militaire).

 

Venez découvrir l'univers de Kei Miller en compagnie de Nathalie Carré, sa traductrice. Par cette rencontre, vous en apprendrez davantage sur l'activité de traducteur, notamment par les enjeux et défis linguistiques et culturels que Nathalie Carré a pu rencontrer lors de la traduction de By the rivers of Babylon.

Une rencontre modérée par deux étudiant·e·s de l'IUT.


 


RENCONTRE AVEC JEAN-CHARLES KHALIFA, TRADUCTEUR DE Moi, ce que j'aime, c'est les monstres

 

En partenariat avec la librairie Au Temps Lire, le 14 juin à 18h, à Lambersart (404 Avenue de Dunkerque). En partenariat avec Colères du Présent.


Rencontre avec Jean-Charles Khalifa, traducteur du roman graphique-événement Moi, ce que j'aime, c'est les monstres, d'Emil Ferris (éditions Monsieur Toussaint Louverture, 2018).

Désigné album de l'année par le jury du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême en 2019, ce livre-monstre de 800 pages a demandé au traducteur un véritable tour de force pour récréer, en français, la singularité audacieuse du texte originale.

 

LES JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE

 

Le 21 septembre 2019, de 10h à 11h30, sur le site de Fives Cail Babcock (Boulevard de l'Usine - Lille), atelier d'écriture et d'illustration aux côtés de Blandine Aubin, auteure lilloise reconnue pour ses livres destinés aux jeunes enfants.

 

À l'occasion des Journées du Patrimoine 2019, un atelier d'écriture et d'illustration avec Blandine Aubin se déroulera sur le site de Fives Cail Babcock. Le thème de cette intervention sera Locomofives. Blandine Aubin proposera un atelier d'écriture - illustration inspiré des locomotives fabriquées dans cette même usine.

 

Nombre de participants : 10 maximum

 

ATELIER DE TRADUCTION AVEC ELENI SIKELIANOS ET SA TRADUCTRICE BEATRICE TROTIGNON

 

Le samedi 19 octobre, de 10h30 à 12h30, n'hésitez pas à vous rendre à l'Eglise Sainte-Marie-Madeleine (27, rue du Pont Neuf, LILLE) pour un atelier de traduction, animé par la poétesse américaine Eleni Sikelianos et sa traductrice Béatrice Trotignon, autour de Bodyclock, un ouvrage inédit en français qui est en cours de traduction.

Un événement en partenariat avec le festival Littérature, reproduction, etc.

 

 

 

 

 

 

 

                                                                       FESTIVAL « DOMINATIONS »

                                                          Du 25 au 30 septembre à Lille et Saint-Jans-Cappel

 

 

CONFERENCE INAUGURALE D'EDWY PLENEL

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Mercredi 25 septembre, à Sciences Po Lille, 18h30-20h
En partenariat avec Sciences Po Lille

 

Dans toute son oeuvre, Édouard Glissant n’a eu cesse de défendre les langues et les modes d’expression menacés par la domination linguistique : le droit à l’opacité qu’il revendique rejette l’unicité au profit de la diversité et prône la nécessité de la créolisation des langues et des imaginaires. Ayant passé son enfance à la Martinique, île natale de Glissant, Edwy Plenel a été l’ami du grand poète et penseur martiniquais.
Dans cette conférence inaugurale, il évoquera celui pour qui « la rencontre, le métissage, la créolisation, n’ont pas pour but d’aboutir à une soupe, à une sorte de melting-pot sans sens, qui serait une purée ou bouillie de toutes les identités et de tous les lieux. Il y a une nécessité de définir le lieu et l’identité et tout de suite après une nécessité de l’ouvrir. »

 

JOURNEE D'ETUDE
Jeudi 26 septembre, 9h30 – 15h00 à la Maison Européenne des Sciences de l'Homme et de la Société, 2, rue des Canonniers, métro Gare Lille Flandres. Gratuit, réservation souhaitée par mail à contactlacontreallee@gmail.com

10h - 11h30.  Ecrire et publier en langues « minorées »

Le sujet des langues dites « rares », « minoritaires », « petites », « minorées » ou même « dominées » a des répercussions réelles dans le monde de l'édition, mais aussi de la traduction ou de l'éducation. Imaginée par Nathalie Carré, cette table ronde accueillera les traducteurs Xavier LuffinGeorges Lory, ainsi que Clémence Hedde afin de mettre  en lumière les
littératures africaines, en se penchant plus particulièrement sur la question de la domination éditoriale et du travail des traducteurs dans la défense
de la bibliodiversité.

 

11h30 - 12h30 «  Il n’y a rien de plus sauvage, de plus libre, de plus irresponsable, de plus impossible à dresser que les mots » : Virginia Woolf par Agnès Desarthe.

Écrivaine de langue anglaise, certes. Mais dans quelle langue écrit vraiment Virginia Woolf ? Comment s’ est-t-elle emparée de cet anglais parfois écrasant, avec des siècles de littérature derrière lui, de ces mots vieux et un peu usés, pour les tordre, leur insuffler une nouvelle vie, et créer quelque chose de souple, de flottant, et tout à fait nouveau ? Agnès Desarthe, traductrice de plusieurs textes de Virginia Woolf et co-autrice avec Geneviève Brisac de La Double Vie de Virginia Woolf ( Points, 2008 ), évoquera le rapport subversif de Virginia Woolf à la langue anglaise et à l’écriture.
Modération : Christine Aventin

14h - 15h « T'as un accent, il vient d'où ? » : glottophobie, quand les accents excluent

Le sociolinguiste Philippe Blanchet est le fondateur du concept de glottophobie, une discrimination fondée sur la langue. Avec Stéphanie Clerc Conan, il a mené une enquête de terrain et collecté des témoignages de personnes discriminées à cause de leur accent, régional ou étranger, publiés dans l’ouvrage Je n’ai plus osé ouvrir la bouche. Témoignages de glottophobie vécue et moyens de se défendre ( Lambert-Lucas, 2018 ). Lors de cette rencontre, ils nous expliqueront comment le culte d’une langue, cette « passion française » en apparence innocente, entraîne le rejet de celles et ceux qui parlent autrement, toutes catégories sociales confondues.
Modération: Oumayma Hamdani

 


MAYLIS DE KERANGAL, « LA PRECISION DE LA LANGUE, C'EST UNE RESISTANCE AU LISSAGE DU MONDE »
Vendredi 27 septembre,19h- 20h30 au Théâtre du Nord, 4 place Charles de Gaulle, Lille, métro Rihour

Entrée libre, réservation souhaitable à l'accueil Billetterie du Théâtre ou par téléphone au 03 20 14 24 24.


 

Autrice d'une œuvre traduite en plusieurs langues, du finnois à l'italien, en passant par le coréen et le catalan Maylis de Kerangal sera aux cotés de sa traductrice italienne Maria Baiocchi  et de son traducteur catalan Jordi Martín Lloret. Ensemble, ils s'essayeront à une lecture plurilingue d'Un monde à portée de main (Verticales, 2018), avant de discuter avec  Anne-Lise Remacle la façon dont le geste de l'écriture et celui de la traduction, dans le corps-à-corps avec l'étrangeté propre à toute langue, permettent de bâtir un nouveau langage. Modération : Anne-Lise Remacle

 

 

ATELIER DE TRADUCTION ANGLAIS (JAMAIQUE) / FRANCAIS
Samedi 28 septembre, 15h-17h, à la médiathèque Jean Lévy, 32, rue Edouard Delesalle, Lille, métro République
Gratuit, réservation souhaitée à jvermeesch@mairie-lille.fr


Nous sommes à Augustown, quartier pauvre de Kingston, en Jamaïque. Kaia rentre de l’école. Ma Taffy l’attend, assise sur sa véranda. La grand-mère n’y voit plus mais elle reconnaît entre toutes l’ odeur entêtante, envahissante, de la calamité qui se prépare. Car aujourd’hui, à l’ école, M. Saint-Josephs a commis l’irréparable : il a coupé les dreadlocks de Kaia – sacrilège absolu chez les rastafari. Pour gagner du temps sur la menace qui gronde, Ma Taffy raconte à Kaia comment elle a assisté, petite fille au milieu d’ une foule immense, à la véritable ascension d’ Alexander Bedward, le Prêcheur volant…
Roman majeur de la littérature caribéenne contemporaine, écrit dans un anglais où le créole ne cesse d’affleurer, By the rivers of Babylon, par sa langue inventive et foisonnante pose de véritables
défis de traduction : l’occasion de s’y frotter, en compagnie de Nathalie Carré, traductrice de l’ouvrage. Ouvert aux traducteurs confirmés comme aux simples curieux, cet atelier permettra au public de bénéficier des conseils et du savoir-faire d’une traductrice littéraire professionnelle.

 

DES VOIX DANS LE CHOEUR - ELOGE DES TRADUCTEURS
Dimanche 29 septembre, 11h15 - 13h

cinéma Le Métropole, 26 rue des Ponts de Comines, Lille, métro Gare Lille Flandres
Tarif 6 euros

Trois traducteurs - Sophie Benech, Danièle Robert et Michel Volkovitch - ont ouvert leur atelier à la caméra d’Henry Colomer. Au centre du film, la dimension orale, la musique des mots, la restitution des rythmes, des sonorités, des silences. L’ exercice de virtuosité qu’ est la traduction de poésie... en poésie. L’humilité et l’audace, la rigueur et la souplesse que cela demande comme un antidote à la langue de bois, à la torsion de mots, à l’appauvrissement de la pensée. Le film sera suivi d’une rencontre avec le réalisateur et le traducteur Michel Volkovitch.
Animation : Patrick Varetz

 

 

 

 

RENCONTRE CROISEE AUTRICE -TRADUCTEURS
Lundi 30 septembre, 10h-14h, à la Villa Yourcenar, Saint-Jans Cappel2266 route du Parc, Saint-Jans-Cappel
Gratuit, réservation obligatoire par mail à contactlacontreallee@gmail.com
( amenez votre pique-nique ! )

Après trois jours de rRésultat de recherche d'images pour "villa yourcenar"ésidence à la Villa Yourcenar, Jordi Martín Lloret et Maria Baiocchi retrouveront Maylis de Kerangal lors d’une journée savamment orchestrée par Julien Delorme. L’ occasion pour le public et les professionnels du livre et de l’éducation de partager avec l’ autrice et ses traducteurs un temps de complicité, dans un lieu dédié à la création et à la transmission.
Lectures bilingues françaisitalien proposées par les élèves de la classe de Terminale option théâtre du lycée Pasteur à Lille et les Terminales Esabac Italien du lycée Châtelet à Douai.

Le programme D'un pays l'autre est mené par les éditions La Contre Allée. Il reçoit le soutien de la Drac, du Conseil régional des Hauts-de-France, du département du Nord, de la Ville de Lille, de la Sofia et de la Fondation Jan Michalski pour l'écriture et la littérature.
Ses partenaires : l'IUT Métiers du Livre de Tourcoing, l'Université de Lille et le laboratoire Cecille,la MESHS, la Délégation Académique aux Arts et à la Culture, l'association Libr'Aire, la Bibliothèque Municipale de Lille, le Théatre du Nord, Sciences Po Lille, le cinéma Le Métropole, la Villa Marguerite Yourcenar, Littérature etc, Colères du Présent..



INTERVENANT.E.S

 

 

Dominique Autrand traduit de la littérature allemande et polonaise depuis 1976. Elle a été, pendant 20 ans, éditrice de littérature allemande et responsable du service des traductions aux éditions Albin Michel. C’est elle qui se charge de la traduction du premier roman de Benedict Wells, Le dernier été (Becks letzter sommer) et qui traduit le prochain à paraître en 2019, La vérité sur le mensonge (Die Wahrheit über das Lügen). Elle traduit autant de la littérature contemporaine que des auteurs classiques comme Stefan Zweig ou les frères Grimm. Elle écrit également des articles pour Le Monde diplomatique

Bibliographie : 

Le dernier été, Benedict Wells, Slatkine et Cie, 2018.

Le joueur d’échecs, Stefan Zweig, éd. Magnard, 2016.

Vingt-quatre  heures de la vie d’une femme, Stefan Zweig, éd. Magnard, 2016.

L’État d’apesanteur, Andrzej Kusniewicz, éd. Albin Michel, coll. « Les Grandes traductions », 1979.

 

Christine Aventin naît, d'après une légende familiale incertaine, en août 1971, pendant un orage. La foudre tombe sur la clinique et provoque une coupure de courant qui plonge la scène dans la perplexité et le noir. Elle passe une enfance piteuse dont il lui reste la phobie des papa-maman. Elle connaît à quinze ans son quart d'heure de gloire. Elle y laisse quelques plumes avant de recouvrer le confort de l'anonymat. Elle en restera cependant toujours un peu gauche : un écrivain contrarié.

Elle est licenciée agrégée en philologie romane de l'Université de Liège. Elle a, en outre, étudié la littérature anglaise à l'Université de Leeds en Grande-Bretagne, et suivi librement des cours de philosophie contemporaine. Elle a enseigné la littérature belge à l'Université Jagellone de Cracovie en Pologne.

Bibliographie :

Le mors aux dents, Boustro, 2016.

Breillat des yeux le ventre, le Somnambule équivoque, 2013 / Espace-Nord, 2018.

Red Shoes, MaelstrOm, 2012.

Le Désir demeuré, le Somnambule équivoque, 2006.

Portrait nu, le Cercle 2004 / Weirich 2018.

 

 

Diplômée en littérature italienne moderne et contemporaine à l’Université de Rome, Maria Baiocchi commence à traduire dans les années 80 avec plus d’une centaine de livres à son actif. De l’anglais, elle a notamment traduit le prix Nobel J.M. Coetzee (quinze ouvrages). Elle traduit également du portugais et du français. C’est elle qui a contribué au succès de Maylis de Kerangal en Italie grâce à ses traductions de Corniche KennedyRéparer les vivants (en collaboration avec Alessia Piovanello) et À ce stade de la nuit (en collaboration avec Daniela De Lorenzo). En 2014, Naissance d’un pont, de Maylis de Kerangal, qu’elle a traduit à quatre mains avec Alessia Piovanello, obtient le prix von Rezzori qui récompense le meilleur roman étranger paru en Italie.  Elle a effectué plusieurs séjours dans des résidences d’auteurs et traducteurs (États-Unis, Suède, Grèce, France) et a participé notamment, en tant que tutrice, à La Fabrique des traducteurs franco-italienne organisée par le CITL d’Arles et le Collège des traducteurs de Looren (Suisse).

 

 

 

Philippe Blanchet est professeur de sociolinguistique et de didactique des langues à l’Université de Rennes. Spécialiste des variétés du français et des langues minoritaires, et particulièrement du provençal, ainsi que du multilinguisme dans les espaces francophones, il est à l’origine du concept de glottophobie. Il est aussi un écrivain en langue provençale et auteur de méthodes pour son apprentissage. 

Bibliographie : 

Éléments de sociolinguistique générale, Lambert Lucas, 2018.

Je n'ai plus osé ouvrir la bouche... : témoignages de glottophobie vécue et moyens de se défendre (avec Stéphanie Clerc Conan), Lambert-Lucas , 2018.

Discriminations : combattre la glottophobie, Textuel, 2016.

Politiques linguistiques et plurilinguismes : du terrain à l'action glottopolitique (avec Becetti, A. et Colonna, R. (Dir.)), L'Harmattan, 2013.

Dictionnaire du français régional de Provence, Bonneton, 1991.

 

 

Stéphanie Clerc Conan est Maitresse de conférences et directrice de recherches à l'université Rennes 2. Spécialiste de sociodidactique des langues et des cultures, des approches inclusives, de la scolarisation des enfants migrants.

Bibliographie :

Je n'ai plus osé ouvrir la bouche... : témoignages de glottophobie vécue et moyens de se défendre (avec Philippe Blanchet), Lambert-Lucas , 2018.

Didactique du français : pour une approche contextualisée et explicite de la langue à l'école (avec Claude Richerme-Manchet) , EME éditions, 2016.

 

 

 

Henry Colomer est titulaire d’une maîtrise de philosophie et d’un diplôme de réalisation, après des études à l’Institut des hautes études cinématographiques et au Dramatiska Institutet Stockholm. Il a réalisé de nombreux documentaires et également écrit des scénarios de fiction. Son goût pour la littérature et la traduction s’exprime dans les sujets choisis pour ses documentaires parmi lesquels de nombreux portraits d’auteurs ou de traducteurs. 

Filmographie : 

Des voix dans le chœur - Éloge des traducteurs, 2017.

Vies métalliques, rencontres avec Pierre Bergounioux, 2012.

Victor Hugo – L'exilé, 2002.

 

 

Julien Delorme officie depuis douze ans à la défense de l’édition indépendante. Créateur et animateur d’événements littéraires, diffuseur et formateur, il rejoint les éditions québécoises La Peuplade en 2018, lors du lancement de la maison en France, comme chargé de relations avec les librairies. Depuis janvier 2019, il est le directeur commercial pour l’Europe de la maison. Il poursuit par ailleurs ses activités d'animateur et de formateur.

 

 

 

 

 

Agnès Desarthe est autrice de livres pour enfants et pour adultes et traductrice de l’anglais. Elle a également écrit des pièces de théâtre, des chansons et des essais. Ses romans ont été couronnés par plusieurs prix dont le prix du Livre Inter, le prix Renaudot des lycéens ou encore le Goncourt des animaux. 

Bibliographie : 

La Chance de leur vie, Éditions de l'Olivier, 2018.

Ce cœur changeant, Éditions de l'Olivier, 2015.

La Chambre de Jacob, Virginia Woolf, Stock, 2008. 

La Double Vie de Virginia Woolf, (avec Geneviève Brisac), Points, 2008. 

La Maison de Carlyle, Virginia Woolf, Mercure de France, 2004. 

Un secret sans importance, Éditions de l'Olivier, 1996.

 

 

Oumayma Hamdani est une étudiante en master, études littéraires, elle a effectué un mémoire de recherche comparant les manuscrits, datant du XVIIème d’un auteur syrien, Hanna Dyâb, et d’un écrivain français, Gourville. La poursuite de ses études est le fruit de sa passion et de sa détermination. Toujours en quête de nouvelles découvertes, elle se consacre à la littérature francophone et comparée. Elle a, aussi, effectué une année d’apprentissage intensif de la langue arabe afin de mieux comprendre les textes arabes. Ses travaux actuels portent sur la relation entre la fiction (dans le roman francophone) et l’Histoire, notamment, à travers les œuvres d’Amin Maalouf.

 

 

 

Après un double cursus Géographie/Métiers du livre, et des expériences dans différentes maisons d'édition (Autrement, La Découverte, Phaidon) Clémence Hedde est responsable de programmes au sein de l’Alliance internationale des éditeurs indépendants, collectif professionnel qui réunit plus de 550 maisons d’édition indépendantes présentes dans plus de 54 pays dans le monde. Au sein de l’équipe de l’Alliance, Clémence est plus spécifiquement chargée de l’animation du réseau francophone, de coordination de coéditions internationales, d'organisations de rencontres, ainsi que du suivi d’études dans le cadre de l’Observatoire de la bibliodiversité

 

 

 

 

 

Maylis de Kerangal a été éditrice pour les Éditions du Baron perché et a longtemps travaillé avec Pierre Marchand aux Guides Gallimard puis à la jeunesse. Elle est, aujourd’hui, notamment membre du collectif Inculte. L’œuvre de Maylis de Kerangal, principalement publiée aux Éditions Verticales, a été primée à de nombreuses reprises

Bibliographie :

Kiruna, La Contre Allée, 2019.

Un monde à portée de main, Verticales, 2018.

Réparer les vivants, éditions Verticales, 2013.

Naissance d'un pont, éditions Verticales, 2010.

 

 

Jean-Charles Khalifa est agrégé d’anglais, Maître de Conférences en linguistique et traduction à l’université de Poitiers, spécialiste de syntaxe formelle et musicien (spécialiste de musiques traditionnelles britanniques et américaines). Il est également traducteur et interprète de conférences.  

Bibliographie : 

Tattoo, Earl Thompson, Monsieur Toussaint Louverture, à paraître.

Last Notes From Home, Frederick Exley, Monsieur Toussaint Louverture, à paraître.

Moi, ce que j’aime, c’est les monstres, Emil Ferris, Monsieur Toussaint Louverture, 2018. 

Un Jardin de Sable, Earl Thompson, Monsieur Toussaint Louverture, 2018. 

Venise, sur les traces de Brunetti, Toni Sepeda, Calmann-Levy, 2011. 

Un nid de mensonges (en collaboration), Elizabeth George, Presses de la Cité, 2003.

 

 

Georges Lory est écrivain et traducteur de l’afrikaans et de l’anglais. Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, Georges Lory a travaillé entre autres au Ministère de l’Économie et des Finances en Côte d’Ivoire, à Jeune Afrique et en tant que conseiller culturel à l’ambassade de France en Afrique du Sud. Il a également travaillé pendant dix ans pour RFI (Radio France Internationale). Il dirige actuellement la collection Lettres sud-africaines chez Actes Sud. 

Bibliographie : 

L'abattoir de verre, John Coetzee, Seuil, 2018.

L'Afrique du sud, Karthala, 2010.

Un amant de fortune, Nadine Gordimer, Grasset, 2002.

Feu froid, Breyten Breytenbach, Christian Bourgois, 1976.


Crédits photos : Sébastien Bonijol, pour RFI. 

 

 

Xavier Luffin est professeur à l’Université Libre de Bruxelles, où il enseigne la langue et la littérature arabes. Il a également enseigné l’arabe à la Vrije Universiteit Brussel et à la Katholieke Universiteit Leuven. Il est l’auteur d’une vingtaine de traductions (romans, recueils de nouvelles, théâtre) de l’arabe (Égypte, Soudan, Liban, Maroc, Tunisie, Arabie Saoudite, Irak, Palestine, Israël), mais aussi du turc et de l’anglais. Ses traductions sont parues chez divers éditeurs belges et français : Actes Sud, Zulma, Métailié, Lansman, Magellan, etc.

Bibliographie : 

Le Messie du Darfour, Abdelaziz Baraka Sakin, Zulma, 2016. 

Printemps arabe et littérature. De la réalité à la fiction, de la fiction à la réalité, Académie royale de Belgique, 2013.

Les fils d’Antara. Représentations de l’Afrique et des Africains dans la littérature arabe contemporaine, Safran, 2012.

 

 

Jordi Martín Lloret traduit des œuvres anglaises et françaises en catalan et en espagnol. Diplômé en traduction et en interprétation ainsi qu’en édition, il se consacre depuis 1999 à la traduction littéraire. Il reçoit le Prix de la Ville de Barcelone 2013 et celui des Mots Passants de traduction littéraire de l’Université Autonome de Barcelone pour sa traduction de l’Écume des jours de Boris Vian. 

Bibliographie : 

14 de juliol (14 Juillet), Éric Vuillard, EDICIONS 62, 2019.

Brúixola (Boussole),  Mathias Énard, LABUTXACA, 2018 (Réédition).

Reparar els vius (Réparer les vivants), Maylis de Kerangal, ANGLE EDITORIAL, 2017.

Gos Blanc (Chien Blanc), Romain Gary, ANGLE EDITORIAL, 2017.

L’escuma dels dies (L’écume des jours), Boris Vian, VIENA EDICIONS, 2013.

 

 

Pablo Martín Sánchez, après avoir été athlète, comédien et chercheur, devient écrivain après sa découverte de l’Oulipo lors d’un séjour à Paris. De retour en Espagne, il prépare une thèse au titre prometteur de L’Art de combiner des fragments : pratiques hypertextuelles dans la littérature oulipienne (Raymond Queneau, Italo Calvino, Georges Perec, Jacques Roubaud). En juin 2014, il entre à l’Oulipo. Il a également traduit Marcel Schwob, Alfred Jarry, Raymond Queneau, Bernard-Marie Koltès et Wajdi Mouawad, dont la traduction d’Anima a reçu  le « Premi Llibreter 2014 » (Meilleur roman étranger). Pablo Martín Sánchez réside aujourd’hui à Barcelone. Il y enseigne l’écriture créative à l’École d’écriture de l’Ateneu barcelonès.

Bibliographie : 

El anarquista que se llamaba como yo, Acantilado, 2012. 

Fricciones, E.D.A. Libros, 2011.

 

 

Edwy Plenel a passé son enfance dans les Caraïbes, fils du vice-recteur de la Martinique Alain Plenel. Très tôt engagé politiquement, il devient journaliste pour Rouge, l’hebdomadaire de la Ligue Communiste Révolutionnaire, en 1970. Il travaillera également pour les journaux Matin de Paris et Le Monde avant de fonder le site d’information Mediapart en 2008, dont il est le président. Il se fait notamment connaître pour ses nombreuses révélations sur plusieurs affaires et scandales politiques. 

Bibliographie : 

La valeur de l'information, Don Quichotte, 2018.

La Découverte du monde, Stock, 2002.

Secrets de jeunesse, Stock, 2001.

 

 

Anne-Lise Remacle est licenciée en lettres et vit à Bruxelles. Autrefois libraire jeunesse, elle continue à pétrir tendrement les livres des autres puisqu’elle ne sait pas faire de pain. Aujourd'hui journaliste littéraire, elle sème des esperluettes, entre autres chez Focus Vif, le Carnet & les Instants et Karoo. Elle s’intéresse aux formes courtes, au hors-format, à la poésie de traverse et au transmédia. Dans sa pratique quotidienne, elle s'efforce autant que possible de privilégier la bibliodiversité en termes de langues, territoires, genres ou éditeurs.

 

 

 

 

Jean-Marie Saint-Lu est l’auteur de plus d’une centaine de traductions. Grand « passeur » d’auteurs espagnols et latino-américains (Alfredo Bryce-Echenique, Juan Marsé, Antonio Munoz Molina, Elsa Osorio, Eduardo Berti, Fernando Vallejo, Vilma Fuentes, Jordi Soler…). Agrégé d’espagnol, il a enseigné la littérature latino-américaine aux universités de Paris X-Nanterre, puis de Toulouse. Il est notamment le traducteur de tous les livres de Carlos Liscano, parus chez Belfond, et donc un de ses lecteurs privilégiés. C’est également lui qui a traduit Eduardo Berti, l’unique oulipien hispanophone avec Pablo Martín Sánchez. 

Bibliographie : 

Frictions, Pablo Martin Sanchez, éd. La Contre-allée, février 2016.

Le Pays imaginé, Eduardo Berti , éd. Actes Sud, 2013.

Le Lecteur inconstant (suivi de) Vie du corbeau blanc, Carlos Liscano, éd. Belfond, 2011.

 

 

Caroline Sordia, diplômée en science politique, en psychologie et en théâtre, se lance dans la traduction du portugais, de l’anglais et du néerlandais en 2005, pendant ses études. Elle se spécialise dans la traduction audiovisuelle mais traduit également de la littérature et des articles scientifiques. Après avoir enseigné pendant trois ans la traduction à l’université de Nantes, elle poursuit aujourd’hui ses activités dans la musique ou le théâtre à Bruxelles, tout en continuant à traduire. Elle a sous-titré plusieurs dizaines de courts et longs métrages pour des festivals de cinéma. 

Bibliographie : 

Armées, bananes, confection, Cynthia Enloe, Solanhets, 2019.

La vie est un cercle, Inez van Oord, (co-traduction avec Pieter Boeykens), Guy Trédaniel, 2017. 

 

 

Patrick Varetz est né en 1958 à Marles-les-Mines, dans le Pas-de-Calais, où, selon une légende qu'il a lui-même contribué à entretenir, il aurait passé sa première nuit dans un carton à chaussures (pointure 41). Il vit et travaille à Lille, dans le Nord, à quelques 50 km de là. À ce jour, il a publié cinq romans et un recueil de mille poèmes aux éditions P.O.L : Jusqu’au bonheur(2010), Bas monde (2012), Premier Mille (2013), Petite vie (2015), Sous vide (2017) et La malediction de Barcelone (2019). Il a également publié Modigliani, une bonté bleue (2016) aux éditions Invenit.

Bibliographie :

Jusqu'au bonheur, Paris, P.O.L., 2010.

Bas monde, Paris, P.O.L., 2012.

Premier mille, poèmes, Paris, P.O.L., 2013.

Petite vie, Paris, P.O.L., 2015.

Modigliani, une bonté bleue, Invenit, coll. Ekphrasis, 2016.

Sous vide, P.O.L, 2017.

Rougeville, promenade élégiaque, La Contre Allée, coll. « Les Périphéries », 2018.

La malediction de Barcelone, P.O.L., 2019.

 

Crédits photos : Claire Fasulo

 

 

Marianne Véron est traductrice littéraire de l’anglais et de l’italien. Elle est la principale traductrice de Doris Lessing en français. Elle a traduit plusieurs centaines d’œuvres littéraires, principalement contemporaines, dont certaines, comme celles de Doris Lessing, devenues des classiques, ou plus anciennes comme celles d’Andy Warhol. Elle est également la principale traductrice de Don DeLillo, écrivain américain contemporain culte, dont trois œuvres (Joueurs, Mao II, Les Noms) ont fait l’objet d’une adaptation théâtrale de 10 heures et demie consécutives au festival d’Avignon. 

Bibliographie : 

Point Oméga, Don DeLillo, Actes Sud, 2010. 

Le Cinquième enfant, Doris Lessing, Albin Michel, 1990. 

Le Carnet d’or, Doris Lessing, Albin Michel, 1976. 

 

 

Michel Volkovitch est un professeur d’anglais à la retraite et un des plus prolifiques traducteurs du grec moderne. Il supervise la collection grecque aux éditions publie.net et fonde en 2013 les éditions Le Miel des Anges dans lesquelles sont publiés des textes grecs contemporains. 

Bibliographie : 

La Ville (avec Nikiforos Papandreou), Loùla Anagnostàki, Le Miel des Anges, 2017.

Avant que la ville brûleCosmas Polìtis, Publie.net, 2016.

La fiancée de l'an passéZyrànna Zatèli, Publie.net, 2013.

Le vent d'AnatolieZyrànna Zatèli, Quidam, 2012.

La mort en habits de fêteZyrànna Zatèli, Seuil, 2007.

 

Sur internet

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